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BIOGRAPHIE

Jacques CHEVALIER

 

Né le 30 septembre 1924 à Rouen

Entre aux beaux arts de Rouen en 1937.

Abandonne l’enseignement officiel en 1942 et, dès lors, travaillera seul.

En 1952, début de recherches expressionnistes nouvelles, mais souci du clair-obscur. Toutefois, accords simplifiés du rouge au bleu. Tonalité portée au noir bitume dans l’écriture avec tâches fauves. Souci du sujet réaliste.

En août 1953, visite à Braque.

Souci du ton délimité, moins débordant, attirance vers une plastique plus légère (recherche abstraite).

En 1959, dématérialisation vers une plastique informelle et soucis de construction par la couleur.

En 1960, redécouverte de la nature vers une écriture nouvelle, équilibre des volumes, densité des matières vers un sujet unique et simplification des accords.

En 1968, recherche de grande composition vers une peinture plus dépouillée ; simplification des signes et dominante colorée. Souci d’environnement.

Disparaît le 12 février 1999.

à propos de l'oeuvre de Jacques CHEVALIER

 

Novembre 1983

 

 

Quand je travaille dans mon bureau et que je lève la tête, j’ai sous les yeux une toile de Jacques CHEVALIER : des formes, un jaillissement de couleurs où dominent les jaunes et les rouges, tout un univers symbolique à la fois éclaté et construit dans lequel je m’introduis au gré de mes sentiments ou de mon humeur. Au fil des jours, cette toile est devenue une amie. Elle accompagne la méditation, la prière, la rêverie ou la lecture. Elle est une présence silencieuse qui s’adresse seulement à l’esprit et au cœur.

 

J’admire Jacques CHEVALIER, peintre abstrait, il tient le pinceau, mélange les couleurs depuis sa jeunesse et nourrit la même passion pour son art. Avec une pureté absolue, il poursuit sa route loin des modes, de l’argent et des succès passagers, comme un pèlerin des profondeurs, un explorateur des terres vierges de l’âme. Et sans doute faut il posséder totalement l’esprit d’enfance pour garder, dans la savante architecture d’une toile, cette innocence du regard qui saisit la vie et le monde, et les transfigure.

 

Je le rencontre souvent sur les chemins de mon village, marcheur contemplatif, amoureux passionné du Morvan, il regarde tourner les jours et les saisons avec une tendresse, j’imagine, pour le flamboiement pourpre et or de l’automne, cette toile de maître de la nature. Quand beaucoup vont à la chasse ou aux champignons, il cueille, lui, les images, les jeux d’ombre et de soleil qui vont enrichir son œuvre. Mais il faut surtout le voir dans son atelier, une matière de royaume avec tous ces tableaux qui parlent de lui sans dire son nom, plongé totalement dans sa peinture, exprimant à la pointe de l’inspiration le monde peuplé qui l’habite.

 

Peintre abstrait, qu’est ce à dire ? J’ai une très profonde admiration pour mon vieille ami Jacques Thévenet, le peintre du Morvan, qui chante dans toiles lumineuses l’âme même de notre pays : les hommes et les paysages, la civilisation où sont plantées nos racines. Mais Jacques Chevalier ne s’attache pas aux apparences de la vie, ou plutôt il les transcende. Il traduit avec une rare maîtrise son univers intérieur par le jeu des formes et des couleurs.

Pourtant, comme ces toiles sont lisibles pour celui qui comprend la sensibilité de l’artiste ou qui, simplement s’efforce d’aller plus loin que son simple regard !

 

Dans les tableaux de Jacques Chevalier, je découvre la tendresse ou la violence, le joie ou la peine, l’angoisse de vivre ou les convulsions du monde cruel qui nous entoure : tout l’homme et son destin. Mais l’espérance en définitif l’emporte toujours, malgré le tragique de la vie. Il reste cette flamme qui brûle dans le regard et les toiles de Jacques Chevalier.

 

En ce sens, l’artiste ressemble au croyant. L’un et l’autre dépassent la réalité pour atteindre une vérité supérieure dans l’ordre de la beauté ou dans celui de la foi.

 

 

 

Jean Séverin 

 

Jean Séverin, est le pseudonyme de Antonin Bondat, enseignant et écrivain français, traducteur.

Né au sein d'une famille morvandelle, il va faire ses études secondaires à Nevers. Il rend ensuite à Paris à la Sorbonne. Tout en commençant sa carrière d’enseignant à l’École Saint-Martin-de-France, fondée par les Oratoriens, il obtient une licence de lettres classiques. Il est successivement surveillant, professeur.
Il fut 25 ans directeur des études, en même temps que professeur des secondes et premières. Il avait la charge de propédeutique à l’Institut catholique de Paris. Il s’évadait de cette surcharge de travail en écrivant vers les années 1950, sous son nom de naissance ou son pseudonyme, en souvenir de l’église Saint-Séverin.
Il prend sa retraite en 1980 à Montreuillon. Membre de plusieurs sociétés savantes, il était un membre actif de l’Académie du Morvan. Il fut responsable de la Page du Morvan, dans le Journal du Centre,
En 1981 il obtient le Grand Prix catholique de littérature, pour Une vie peuplée d'enfants.
Ses publications se succèdent à partir des années 1950, presque annuellement, exceptionnellement sous son nom, en général sous des pseudonymes, celui de Jean Séverin devant s'imposer. Ainsi "La jalousie de Dieu", "L'enfant et la nuit", "L'étoile des Baux", "Les enfants éblouis", "Le soleil d'Olympie", "Vercingétorix", "Vauban, ingénieur du Roi", ...

 

Source : Wikipédia

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